Depuis le milieu des années 1990, les français vivent une dérégulation forcée des rythmes de travail imposée par les nouveaux modes de travail permis par les technologies de l’information et de la communication. Du mal vivre au Mal travailler poursuit le travail de réflexion sur les nouvelles régulations des temps modernes entamé avec Le Syndrome de Chronos, primé Livre d’entreprise de l’année 1998 par le Rotary Club sorti au moment où le débat sur les 35 heures battait son plein. Ces livres auront participés à la levée du tabou français sur le stress avec quelques autres ouvrages sortis dans la foulée. Il a révélé qu’il existe une sorte d’écologie d’un temps humain, qu’il nous faut respecter, dans l’intérêt de tous, y compris celui de l’Entreprise. Les auteurs montraient combien la réduction du temps de travail telle qu’elle a été envisagée dans la loi Aubry était une réponse à un modèle social et économique dépassé. Elle n’est pas en phase avec la rénovation de la vie active qui se profile. Alors que le travail devient plus immatériel et que la frontière entre travail et non-travail devient plus poreuse fallait-il imposer les mêmes règles à toutes les entreprises, tous les individus, sans tenir compte de leurs activités et du contexte économique dans lequel elles s’exercent ? Aurons-nous droit à reprendre le contrôle de notre vie en même temps que se personnaliseront les cursus de chacun ? Pourrons-nous malgré tout rétablir les grands équilibres économiques qui conditionnent notre qualité de vie, active ou non ? Pourrons-nous enfin, empêcher cette horreur économique que nous préparons à nos jeunes générations sous prétexte de voir leurs aînés sortir plus vite de la vie active ?
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